lundi 21 janvier 2013

La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert - Joël Dicker



Avant de démarrer ce billet, je tiens d'abord à dire un grand MERCI à Cess pour m'avoir offert ce roman, dont j'avais peu entendu parler et qui est juste une PURE TUERIE !! Voilà. J'aurais bien envie de m'arrêter là et de vous dire simplement "Lisez-le" mais bon, je vais tenter de développer un peu mon commentaire. "Tenter" étant le mot clé tellement cette lecture fut riche, riche en rebondissements, riche en rires, riche en émotions, riche en mots... riche en pages aussi mais je vous assure que l'on dévore les 664 pages avec une grande rapidité ! Oubliez le linge à laver, les courses à faire ou la cuisine à préparer parce que vous serez trop curieuse de lire la suite... et ce n'est pas Mlle Pointillés qui dira le contraire !

Pour placer un peu les choses... vous avez tout d'abord Marcus Goldman, jeune auteur dont le premier roman a été encensé par la critique et qui, après une période d'euphorie, vit désormais le cauchemar de la page blanche. Complètement perdu, il rejoint finalement dans le New Hampshire son ancien professeur d'université, le grand Harry Quebert auteur d'un roman devenu un classique et qui s'est arraché en son temps. Or il apprend lors de ce séjour que lorsque son ami Harry avait une trentaine d'année, il est tombé amoureux d'une jeune fille d'à peine 15 ans ! Nola Kellergan était belle, blonde, joyeuse, tout le monde l'appréciait dans la petite ville d'Aurora. Oui mais voilà, le 30 août 1975, Nola disparaît dans des circonstances particulièrement inquiétantes et ne sera jamais retrouvée...

Jusqu'au printemps 2008 où un corps est découvert sur la propriété d'Harry et il s'avère très rapidement qu'il s'agit bien de celui de Nola. Enterrée lors de sa disparition après avoir été tuée. Enterrée avec un manuscrit qui s'avère être celui d'Harry, ce fameux roman qui aura fait sa carrière. Il n'en faut pas plus pour l'accuser, l'arrêter, renier toute son oeuvre littéraire et le livrer en pâture aux journalistes qui se délectent. 

Ne reste que Marcus, incapable de croire qu'Harry ait pu tuer celle qu'il aimait. Pour son ami, il décide alors de reprendre l'enquête et remue le passé des habitants d'Aurora. 

Bien, je m'arrête là pour l'histoire, vous n'avez pas besoin d'en savoir plus ! J'en savais même moins au début de ma lecture ! Sachez seulement que ce roman est bien plus qu'un simple roman policier (je ne suis pas hyper fan des romans policiers d'ailleurs !). C'est un roman d'amour, amour impossible entre un homme et une jeune fille trop jeune, amour filial entre un homme et son élève. C'est aussi une histoire d'écrivain, de succès, de pages blanches, de la difficulté d'écrire. 

"Le don de l'écriture est un don non pas parce que vous écrivez correctement, mais parce que vous pouvez donner du sens à votre vie. (...) N'écrivez pas au nom de notre amitié, Marcus. Ecrivez parce que c'est le seul moyen pour vous de faire de cette minuscule chose insignifiante qu'on appelle vie une expérience valable et gratifiante."

Et c'est surtout un roman bourré d'humour ! J'ai beaucoup ri ! Marcus est drôle parce que franc du collier. Marcus ne craint pas de déranger, Marcus ne fait pas dans le politiquement correcte ou langue de bois, Marcus est brut de décoffrage ! Notamment lorsqu'il rencontre le sergent Perry Gahalowood chargé de l'enquête.

"- Vous faites ça souvent, braquer les gens avec votre pétoire ? Et si j'étais de la police fédérale ? Vous auriez eu l'air malin, ha ! Je vous aurais fait virer sur-le-champ.
Il éclata de rire.
- Vous ? Un flic ? ça fait dix minutes que je vous observe, à marcher sur la pointe des pieds pour ne pas salir vos mocassins. Et les fédéraux ne poussent pas des cris lorsqu'ils voient une arme. Ils sortent la leur et tirent sur tout ce qui bouge.
- J'ai cru que vous étiez un bandit.
- Parce que je suis noir ?
- Non, parce que vous avez une tête de bandit. C'est une cravate indienne que vous portez ?
- Oui.
- Complètement démodé."

Et Marcus a une mère juive à mourir de rire !! 

"- Je ne te reconnais plus, Markie... Markie chéri, écoute, je dois te demander : es-tu amoureux de ce Harry ? Fais-tu de l'homosexualité avec lui ?
- Non ! Pas du tout !
(...)
- As-tu la Maladie ? Ta Mama t'aimera même si tu es malade.
- Quoi ? Quelle maladie ?
- Celle des hommes qui sont allergiques aux femmes.
- Tu me demandes si je suis homosexuel ? Non ! Et même si c'était le cas, il n'y aurait pas de mal à ça. Mais j'aime les femmes, Maman.
- Les femmes ? Comment ça, les femmes ? Contente-toi d'en aimer une seule et de l'épouser, veux-tu ! Les femmes ! Tu n'es pas capable d'être fidèle, c'est ça que tu essaies de me dire ? Es-tu un obsédé sexuel, Markie ? Veux-tu aller chez un docteur psychiatre pour te faire faire des soins mentaux ?"

Mais Marcus est aussi quelqu'un de vulnérable avec ses peurs et ses faiblesses et j'ai beaucoup aimé le début du roman, lorsqu'il raconte son adolescence. Ce qu'il dit de cette époque m'a beaucoup touché. 

"Et je m'étais dit qu'une étoile filante, c'était une étoile qui pouvait être belle mais qui avait peur de briller et s'enfuyait le plus loin possible. Un peu comme moi."


"Harry, s'il devait ne rester qu'une seule de toutes vos leçons, laquelle serait-ce ?
- Je vous retourne la question.
- Pour moi, ce serait l'importance de savoir tomber.
- Je suis bien d'accord avec vous. La vie est une longue chute, Marcus. Le plus important est de savoir tomber."

Bref, une fois que vous avez mis le nez dans ce roman, impossible d'en sortir. Les rebondissements s'enchaînent, tous très bien emmenés. On a eu beau jouer avec Cess à "qui a tué le colonel Moutarde ?", on a rien vu venir ! Rien de rien !

Indéniablement un très beau coup de coeur de l'année 2013 !
Je ne résiste pas à l'envie de vous mettre un extrait supplémentaire !

"Un bon livre, Marcus, ne se mesure pas à ses derniers mots uniquement, mais à l'effet collectif de tous les mots qui les ont précédés. Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d'un sentiment puissant ; pendant un instant, il ne doit plus penser qu'à tout ce qu'il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer. Un bon livre, Marcus, est un livre que l'on regrette d'avoir terminé."

Le billet de Cess et celui de Mlle Pointillés.

15 commentaires:

Syl. a dit…

C'est un gros pavé. Je ne pensais pas le lire dans le courant de ce début d'année. Je vais le feuilleter...
Biz
Beau billet !

Emmanuelle a dit…

Ah. Je l'ai mis dans un souhait de swap. J'espère que ma swappée va me l'offrir!!!!!! Il me tarde de le lire à mon tour et ton billet confirme mon impression.

Mlle Pointillés a dit…

C'est vrai que c'est un roman d'amour ♥

Et en effet, qu'est ce que c'est drôle!! ^^ J'adore l'extrait de la rencontre avec Gahalowood!
Et la mère de Marcus!!! J'ai oublié d'en parler alors qu'elle m'a fait hurler de rire!!

Bref, so good. =)

Cess a dit…

J'adore les échanges avec Gahalowood aussi ! Ravie que ce livre t'aie plu autant !!! :D

bladelor a dit…

Comment ne pas avoir envie de le lire après pareil billet, hein, je vous le demande ?!

Julia a dit…

Wouaaaaah, énorme la dernière citation !!!! C'est décidé, à vous trois, vous m'avez non seulement convaincue de lire ce livre, mais également de le lire vite !

Sandy a dit…

Mais siiii !!! tu vas voir, les pages défilent toute seule !! ;o)

Sandy a dit…

Hooo, j'espère aussi ! Prions pour que ta swappée passe par ici !

Sandy a dit…

Ho my !!! sa mère ! Je l'imaginais trop bien ! ;o)

Sandy a dit…

Tu parles, c'est mon premier coup de coeur de 2013 !
Et après notre lecture de Charlie, ça faisait un bien fou !

Sandy a dit…

Ha mais il faut le lire ! Tu verra c'est super !

Sandy a dit…

Haa, tu m'en vois ravie !

Min a dit…

Ca donne super envie de lire le livre, genre achat compulsif tout de suite. Roman policier+humour+amour c'est trop irresistible !Et la dernière citation est tellement juste ! Enfin merci pour cette découverte :)

Sandy a dit…

Tout à fait !!! C'est un achat ET une lecture compulsive !

Cristie a dit…

Je découvre ton blog et j'aime beaucoup cet espace. Ce livre se dévore !